Présentation
Le philosophe François Jullien ouvre les portes des musées et nous invite à une véritable écologie de la perception
Qu’est-ce que devenir « ami » d’un musée ? Que retrouve-t-on au coeur des actions qu’on fait pour le promouvoir ? N’est-ce pas qu’à le fréquenter, on ne voit pas qu’une fois une oeuvre, mais qu’on la revoit ? On est bien sûr ému par un tableau que l’on découvre. Mais en le revoyant, on le dé-couvre de ce dont la vue a commencé par le recouvrir : vue formée, normée, habituée, marquée par tout ce qu’on a déjà vu. Afin de voir ce tableau véritablement émerger, ne faut-il pas en effet le dégager de la vision dans laquelle la vue s’enlise pour faire enfin surgir le visible et y accéder ?
Car que reste-t-il de non encore vu dans cette peinture et qui m’appelle à la revoir ? Si je retourne au musée, c’est – au contraire de la routine – pour commencer enfin de voir : de voir enfin, comme de vivre enfin. À côté de tout ce qu’on voit et qui passe, donc qu’on ne reverra plus et même peut-être qu’on n’a jamais vraiment vu, le musée est cet espace où l’on vient revoir pour voir enfin. On y revoit pour accéder à voir. Comme les peintres eux-mêmes n’ont cessé de retourner au musée pour accéder à peindre, à peindre enfin.
Caractéristiques
| EAN13 | 9782374255606 |
|---|---|
| ISBN | 978-2-37425-560-6 |
| Éditeur | Rue de l’échiquier |
| Date de publication | 9 janvier 2026 |
| Collection | PETITES FLECHES |
| Nombre de pages | 96 |
| Dimensions | 16 x 10,9 x 0,8 cm |
| Poids | 80g |
| Langue | français |
| Fiches UNIMARC | S’identifier |






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